Continuons à être Charlie

Maladroit, indigne, indécent : quel adjectif choisir pour qualifier les vœux à la population du 9 janvier dernier ? Deux heures après l’assaut des forces de l’ordre contre les djihadistes et la découverte de 4 otages assassinés, la cérémonie s’est ouverte, musique hurlante, sur…  du french cancan. Il a fallu attendre 25 minutes avant que Philippe Hamon invite l’assistance à une minute de silence. Certains, indignés, avaient quitté les lieux. Nous sommes restés eu égard à notre devoir d’élus.

Quasiment toutes les municipalités ont transformé leur cérémonie de vœux en un moment pour se recueillir ou tout simplement se rencontrer et partager une émotion qui nous a tous étreints, quels que soient nos origines, nos milieux sociaux, nos convictions religieuses, politiques ou philosophiques…

Après le temps légitime et nécessaire de l’émotion, nous devons aujourd’hui retrouver celui de la raison, pour comprendre, sans tabou, comment des jeunes Français ont pu se transformer en barbares fanatiques ; pour retrouver au quotidien, dans nos paroles et nos actes, le sens des mots liberté, égalité, fraternité, laïcité ; pour stopper la récupération faite par certains visant à détruire les fondements de la République.

Dès le 7 janvier, nous avons proposé au maire de réunir le conseil municipal en urgence pour voter un texte qui, entre autres, condamnait les amalgames déjà à l’œuvre conduisant à rejeter des Français sous prétexte de leur conviction religieuse. Nous avons également proposé d’associer la population à cette séance du conseil municipal. Philippe Hamon a écarté toutes ces propositions estimant que la minute de silence aux vœux était suffisante. Ce n’est que partie remise. Nous re-proposerons  ce texte au prochain conseil municipal. Le sursaut républicain nous concerne tous.

Expression des élus parue dans le dernier VAL

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