Archive for Urbanisme

Ensemble Pour Longpont se renouvelle

EPL change son bureau et a, depuis novembre, un nouveau président, Pierre VIBET, qui a l’honneur de remplacer Alain LAMOUR. Celui-ci reste toutefois au Conseil d’Administration.

Pierre VIBET

Par ailleurs EPL se renforce régulièrement par l’adhésion de nouveaux membres volontaires, dans le but de faire grandir et progresser cette équipe, entre autres par le lancement de nombreux groupes de travail de démocratie participative, auxquels de plus en plus de longipontains adhèrent.

Un grand merci à Alain pour tout le travail accompli à EPL, travail qu’il poursuit avec autant d’énergie sous une forme différente, en tant que Maire de notre commune, et bonne continuation à Pierre.

Logements sociaux : comment ça marche ?

IMG_3391Pourquoi faut-il construire davantage que 25 % de logements sociaux dans les nouvelles opérations à Longpont ? Qui est éligible aux logements sociaux ? Quel type d’habitat est aujourd’hui construit ? Tout ce qu’il faut savoir sur les logements sociaux se trouve sur notre chaîne Youtube TV Coquelicot ou sur notre site, rubrique TV Coquelicot.

 

Deux ans perdus pour Longpont !

Que retenir des deux ans de mandat de l’équipe municipale ?

  • Culture : création de Dallas-sur-Orge, série politico-infantile des élus de la majorité qui se déchirent, la “nouvelle gouvernance” promise dans le programme.
  • Urbanisme : révision inutile et coûteuse du PLU à visée clientéliste ; réduction du nombre de logements sur les Folies Sud à proximité de la propriété du maire compensée par une hausse aux Hauts Buards.
  • Social : transformation du CCAS en agence de voyage entre amis.
  • École : promesse non tenue de changer les rythmes scolaires, quasi disparition des nouvelles activités périscolaires.
  • Finances : audit confié à un cabinet plus que douteux, abandonné.
  • Patrimoine : place des Combattants à l’abandon, projet Grange aux Dîmes abandonné.
  • Transport : néant
  • Modification des horaires de l’agence postale : néant.
  • Médiathèque et centre culturel sur les Salaisons : néant.
  • Développement de l’e-administration : néant.

Et le pire est devant nous. Lors de ses vœux aux acteurs économiques, le maire a annoncé l’austérité en précisant que ceux qui se plaignent que les rues sont sales ne doivent pas s’attendre à voir les choses s’améliorer. Au moins, c’est clair…

Expression du groupe Ensemble pour Lonpont VAL n° 129

Modification du PLU : + 21 % de logements en douce

Quelle discrétion ! Pour une majorité si soucieuse d’associer les habitants à ses décisions, la modification du PLU (Plan Local d’Urbanisme) s’est effectuée en toute discrétion : le service minimum en matière de communication.

Et pour cause ! Non contente de mettre en œuvre notre PLU qu’elle a tant décrié, la majorité prend ses aises concernant le nombre de logements prévus : ce que démontrent les chiffres d’un document discrètement publié sur le site Internet de la mairie, 10 jours avant la fin de l’enquête publique, et ceux parfois contradictoires du dossier d’enquête.

 

Jugez plutôt.

  • Secteur voie des Roches 1 : 37 logements (100 % social) contre 15 prévus dans notre PLU.
  • Secteur Les Buards : 112 logements (dont 60 sociaux) contre 80 (dont 40 sociaux) prévus dans notre PLU.

 

L’augmentation du nombre de logements sociaux dans ces nouvelles zones ouvertes à l’urbanisation compenserait-elle opportunément la baisse de celui sur les Folies Sud, à proximité de l’habitation du maire : 80 logements dont 28 sociaux, contre 100 (dont 50 sociaux) initialement prévus dans notre PLU ?

 

Doit-on s’attendre à une hausse des logements sociaux dans d’autres parties de la ville pour que la promesse du maire de diviser par deux le nombre de ceux prévus autour de l’école Jean Ferrat soit tenue ? Plus généralement s’agit-il “d’épargner” le sud de la commune, fief électoral de la majorité (plus d’un tiers des conseillers municipaux de la majorité y habitent) ? On peut s’interroger en voyant le nombre de logements augmenter sur le secteur des Frileuses, et le taux de logements sociaux baisser.

 

Au total, on passe de 335 logements, dont 195 sociaux, prévus dans notre PLU, à 405 logements, dont 211 sociaux, après la modification de PLU engagée par la majorité qui nous accusait de vouloir urbaniser à outrance…

Expression d’EPL VAL n°124

PADD : un pari risqué

PaddLors du conseil municipal du 29 juin, le PADD (Plan d’Aménagement et de Developpement Durables), qui fixe les grandes orientations de la commune en matière d’aménagement et d’urbanisme, a fait l’objet d’un débat. Voici l’intervention d’Alain Lamour.

« Sur la partie générale du PADD, nous approuvons les objectifs. Qui pourrait s’opposer à une ville agréable, fonctionnelle, à taille humaine, active, mobile et exemplaire. Avec quelques vœux pieux : par exemple, tout le monde souhaite développer le commerce de proximité, mais tout le monde continue d’aller faire ses courses au supermarché.

Nous émettons juste une réserve sur les smart meter, les compteurs d’électricité intelligents qui soulèvent quelques questions quant à la confidentialité des données de la vie privée et à la pollution des ondes électromagnétiques. Et nous constatons que vous vous vous ralliez aux objectifs de densification que vous avez tellement combattus, mais que la loi nous impose.

En revanche, vos objectifs chiffrés se révèlent plus contestables. Pourquoi ? Les objectifs d’évolution de la population et des logements sont ceux du PLU actuel avec dix ans de retard et un pourcentage de logements sociaux réduits de 25 à 20 %. Vous faite un double pari : sur le taux de logements sociaux et sur l’échéance.

D’abord vous pariez que le taux de logements sociaux restera de 20 %. Rien n’est moins sûr. Le taux de 25 % pourrait être rétabli à la fin de l’engagement triennal, d’autant que la fusion de l’agglomération avec l’Arpajonnais change la donne, les communes de l’Arpajonnais n’étant pas spécialement de bons élèves en matière de logements sociaux. Cela dépend de paramètres que vous ne maîtrisez pas. Et le gouvernement hausse le ton dans ce domaine. Sylvie Pinel, ministre du Logement, et Manuel Valls ont récemment appelé les préfets à mobiliser le foncier d’État pour construire des logements sociaux.

Vous faites également le pari sur un changement de majorité en 2017. Ce n’est pas un pari bien risqué. Mais, souvenez-vous tout de même que la loi SRU votée par le gouvernement de gauche de Lionel Jospin n’a jamais été remise en cause sous les présidences de droite de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. Et pour cause, les élus de droite comme de gauche ont compris qu’il fallait construire du logement social.

Quant aux dix ans supplémentaires que vous espérez grignoter sur le respect de la loi SRU, là encore, vous faites le pari que la préfecture l’acceptera.

Pari dangereux qui pourrait coûter très cher à la commune en termes de pénalités. Les chiffres que vous affichez nous montrent que vous ne tiendrez pas ces engagements. Dans la présentation que vous avez faite lors de la réunion publique, vous annoncez une moyenne de 44 logements par an. A 50 % de logements sociaux, cela représente 22 logements sociaux par an, donc 66 tous les trois ans : on est bien loin des 92 de l’engagement triennal actuel et qui vont augmenter lors du prochain engagement triennal.

Ceci aura des répercussions sur la pénalité, qui peut aller jusqu’à 10 % du budget de fonctionnement. La ville de Linas a ainsi vu sa pénalité augmenter de 262 % pour non respect de l’engagement triennal. A terme, votre PLU nous mène à une hausse des impôts, rien que pour payer les pénalités. Encore faut-il qu’il soit approuvé par la Préfecture. Dans l’état actuel, rien n’est moins sûr.

Pendant ce temps, vous continuez à mettre en œuvre le PLU que nous avons conçu. Après avoir éreinté notre PLU pendant toute la campagne électorale, vous le mettez en œuvre tranquillement, tout en en concevant un nouveau qui ne verra jamais le jour. Mais après tout, tant mieux pour Longpont, si le PLU actuel nous permet d’éviter les pénalités et de construire les logements dont nos jeunes, nos anciens et tous ceux qui peinent à trouver une habitation décente ont besoin. Mais que d’énergie et d’argent dépensés, sans doute pour rien. »

 

Prairie de la Chartre : une implantation inquiétante

LP10-6-15prairiechartreAu bout du chemin de la Prairie de la Chartre, au sud de la commune, un vaste terrain en zone naturelle acquis par donation est en cours de remblaiement avec divers déchets de démolition. La municipalité semble impuissante, comme en témoigne cet Article du Parisien. Là encore, après avoir affiché une attitude pour le moins complaisante sur le sujet pendant la campagne électorale, la majorité est rattrapée par la réalité.

Notre volontarisme en matière de lutte contre les implantations illégales n’est plus à démontrer. Loin de toute polémique, le groupe des élus d’Ensemble pour Longpont soutient et soutiendra toutes les initiatives prises par la municipalité pour lutter contre ce phénomène spécifique à Longpont.

Logement social : le Préfet d’Ile-de-France envoie un message de fermeté aux élus

Visiblement, le Préfet d’Ile-de-France a reçu cinq sur cinq le message de fermeté concernant le logement social et le respect de la loi SRU, formulé par le gouvernement. Il annonce que les communes qui ne respectent pas leurs engagements se verront appliquer la pénalité maximale. La majorité est prévenue.

Voici l’article de “Maire Info” d’aujourd’hui

Logements sociaux : le préfet d’Ile-de-France envoie un message de fermeté aux élus

Le nouveau préfet d’Ile-de-France, Jean-François Carenco, a déclaré hier qu’il utiliserait « sans hésitation » les moyens de coercition envers les maires qui ne respectent pas la loi SRU. Rappelons qu’à l’issue de la dernière période triennale contrôlée par la Cour des comptes (2008-2010), près de 70 % des communes d’Île-de-France avaient atteint les objectifs qu’elles s’étaient fixés. Seules 62 communes n’y étaient arrivées (lire Maire info du 9 avril).

Ce message de fermeté intervient au lendemain de la présentation de 20 mesures en faveur de la « mixité sociale » dans le logement par la ministre du Logement, Sylvia Pinel, qui a demandé aux préfets de « s’emparer pleinement » des outils légaux (droit de préemption, délivrance des permis de construire en lieu et place des élus) à leur disposition (lire Maire info d’hier). « Les amendes doivent être portées à leur taux maximum » pour les maires réticents à se mettre en conformité avec la loi SRU, a déclaré Jean-François Carenco lors d’une rencontre avec la presse. « Je n’ai pas d’états d’âme (…) Je suis sans hésitation pour multiplier par cinq les amendes (et les porter à leur taux maximum, NDLR) », a-t-il dit. Avant d’assurer : « je suis sans hésitation pour réquisitionner des bâtiments (…) mais je n’ai pas la réquisition sauvage ». Enfin, s’il n’entend « pas passer son temps à signer des permis de construire », « s’il faut le faire je le ferai », a-t-il assumé.

Plus globalement sur la question sensible du logement en Ile-de-France où la pénurie est chronique, Jean-François Carenco a rappelé que « des mesures fiscales et organisationnelles ont été prises : tous les clignotants de la disponibilité des outils sont fortement verts ». Le préfet a annoncé une prochaine réunion avec les principaux bailleurs sociaux de la région, consacrée tant à la construction de logements HLM qu’à leurs modes d’attribution. « Nous avons un problème de terrains » a-t-il reconnu, tout en annonçant que « si crise il y avait avec la mairie de Paris sur la mise à disposition de foncier de l’Etat, elle était passée ». De plus, Etat, région, Ville de Paris et gestionnaires du 1% doivent « travailler ensemble à des règles d’attribution partagées », a-t-il encore souligné.

Ces prises de position interviennent alors que la nomination annoncée hier par la ministre du Logement du délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat a été officialisée au Journal officiel aujourd’hui-même. Comme prévu, c’est Thierry Repentin qui hérite de ce poste placé directement auprès du Premier ministre. Ex-ministre et ancien président de l’Union sociale de l’habitat, Thierry Repentin est toujours pour l’heure président de la Commission nationale de l’aménagement, de l’urbanisme et du foncier (CNAUF), commission créée en juillet dernier et dontle rôle est de mobiliser le foncier public en faveur du logement. (avec AFP)”

“Maire Info”, 17 avril 2015

Logement social : le gouvernement hausse le ton

Nombre de communes, à commencer par Longpont, traînent des pieds pour construire des logements sociaux et respecter la loi. Le gouvernement hausse le ton. Linas vient ainsi de voir sa pénalité multipliée par 3,6, pour non respect de l’engagement triennal 2010-2013.

Plus généralement, le gouvernement vient de donner des instructions aux préfets pour qu’ils interviennent afin d’accélérer la construction de logements sociaux dans les communes qui ne respectent pas les 25 % de logements sociaux, comme en témoigne cet article de “Maire Info”.

“La ministre du Logement Sylvia Pinel a présenté hier en Conseil des ministres 20 mesures en faveur de « la mixité sociale dans les quartiers », dont certaines seront inscrites dans une future loi « Égalité et Citoyenneté », attendue au parlement à l’automne. Découlant du comité interministériel du 6 mars « pour l’égalité et la citoyenneté », la ministre a aussi prévu des mesures visant à compléter la loi SRU et à rattraper les retards en ce qui concerne la production de logements sociaux fixée par cette loi. A ce sujet, les préfets vont être appelés à faire preuve deplus de fermeté.

En mai, ils seront en effet incités, par instruction de la ministre, à accélérer la construction de logements sociaux dans les communes carencées au titre de la loi SRU (Solidarité et rénovation urbaine) en « s’emparant pleinement » des outils à leur disposition : droit de préemption et délivrance du permis de construire en lieu et place des élus. D’ici le mois de juin, ils délimiteront les secteurs où reprendre l’instruction des dossiers. Cette reprise en main par les préfets avait déjà été annoncée le 6 mars dernier à la suite d’un bilan provisoire des « carences » dressé au mois de février, et affiné hier par la ministre du logement. Selon le bilan 2011/2013, 218 communes déficitaires en France sont dites « carencées » et peuvent faire l’objet d’un arrêté de carence préfectoral. Ces arrêtés de carence relèveront non plus des préfets de départements, mais des préfets de régions.

Pour appuyer les préfets et les acteurs du secteur afin de faire émerger les projets, Thierry Repentin sera nommé délégué interministériel à la « mixité dans l’habitat ». Au nom de cette « mixité », le gouvernement souhaite casser les « ghettos » où se concentrent les logements sociaux. C’est pourquoi les logements sociaux détruits devront être reconstruits en priorité en dehors des quartiers sensibles. Dans les zones déjà fortement pourvues en logement social, les terrains publics cédés à bas prix par l’Etat devront servir à construire des logements en accession à la propriété, ou en locatif libre et intermédiaire. Dans le même sens, la production de logements HLM sera limitée dans les quartiers où il y en a déjà plus de 50%. Et il sera demandé aux préfets de ne plus reloger dans les 1 500 quartiers prioritaires de la politique de la ville les personnes qui sont au-dessous du seuil de bas revenu.

Des mesures législatives seront également prises afin de renforcer l’obligation de production de logements à loyers très modérés (PLAI) des communes déficitaires. Les communes ne construisant pas 30% de logements PLAI, parmi leur contingent de logements à construire, pourront être déclarées carencées. Des financements spécifiques – à l’étude avec l’Union sociale pour l’habitat et la Caisse des dépôts et consignations-, seront mis en place pour aider les bailleurs sociaux à racheter des logements privés en vue de les louer à des associations, qui prendront pour locataires des personnes démunies.

En vue de « réformer les attributions de logements sociaux », les bailleurs sociaux devront réaliser d’ici fin 2015, une cartographie socio-économique de leurs immeubles (revenus, taux d’activité, de bénéficiaire des allocations logement des locataires). En outre, afin de tendre vers une politique d’attribution intercommunale des logements HLM, les intercommunalités devront définir un plan partenarial de gestion de la demande.”

“Maire Info”, 16 avril 2015

PLU c’est gros…

Ils ont tout promis, TOUT ! Au cours des 4 réunions publiques sur le PLU (Plan Local d’Urbanisme), il vous suffisait de lever la main et le maire ou son conseiller délégué au PLU accédait à vos désirs : réduction du nombre de logements, diminution du pourcentage de logements sociaux, déplacement d’un espace réservé pour un parking… « Tout est possible ! » a lancé Philippe Hamon à Guiperreux. Hallucinant !

Habilement, la majorité a choisi d’organiser les réunions par quartier. Ce qui permet de tout promettre sans que les contradictions apparaissent. Exemple : au Centre, on promet de réduire la hauteur des habitations et, en échange, de densifier à… Guiperreux. À Guiperreux, le maire réduit de près de la moitié le nombre de logements sur le programme de Biron, raye d’un trait de plume le projet des Douvières, réduit de moitié celui de la Guayère…

Si toutes ces promesses sont intégrées dans le PLU, il sera rejeté par le Préfet qui a le dernier mot. Et le maire reviendra devant la population en dénonçant ce “méchant préfet” qui ne tient pas compte de la volonté des Longipontains. Peut-être même mobilisera-t-il la population ?

Philippe Hamon sait très bien qu’il ne peut pas tenir ses promesses. En fait de consultation de la population, il s’agit d’une manipulation grossière avec la cohorte de mensonges qui l’accompagne. Des pratiques que Philippe Hamon a eu le temps de roder pendant deux mandats dans l’opposition. Il oublie que les mensonges et les promesses non tenues ne prêtent pas à conséquence dans l’opposition, mais qu’ils vous rattrapent un jour ou l’autre quand vous êtes maire.

Nous avons assisté à toutes les réunions, nous avons noté soigneusement toutes les promesses faites et nous prenons rendez-vous avec vous tous au moment de la présentation du nouveau PLU. Pour demander des comptes.

Expression des élus d’EPL dans le VAL n°117

Logement social : quand l’État prend les choses en main

Lors de son audition devant les élus du conseil général, le Préfet de l’Essonne Bernard Schmeltz a annoncé que l’État avait mobilisé ses terrains à Savigny, Juvisy et Marcoussis, pour y faire construire environ 200 logements. Il estime que 9 300 constructions par an seraient nécessaires en Essonne. À Longpont, l’État dispose de terrains, notamment liés au projet C6 de doublement de la RN 20, aujourd’hui abandonné.

Jeudi 24 septembre 19h : réunion publique sur le secteur des Folies

Jeudi 24 septembre à 19h, salle du conseil, la municipalité organise une réunion publique sur le secteur des Folies. Rappelons que le PLU adopté en janvier dernier prévoyait la construction de 80 logements dont 40 sociaux. Ces derniers devaient nous permettre de tenir l’engagement pris auprès de la Préfecture de construire 122 logements sociaux avant la fin 2016. La nouvelle municipalité a stoppé le projet et doit donc présenter ce jeudi ses intentions dans ce secteur. Wait and see…

Petite concertation entre amis

Lors du conseil municipal du 17 septembre, nous avons voté contre l’instance consultative créée en vue de l’établissement d’une AVAP (Aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine). Et ce, pour deux raisons. D’abord, l’AVAP nous semble inutile à Longpont d’autant que le nouveau PLU est suffisamment protecteur de notre patrimoine naturel et historique. Pourquoi dépenser près de 60 000 euros en cabinet d’études pour construire une “usine à gaz” ?

Ensuite, la fameuse instance consultative comprend 8 élus de la majorité, pas un seul de l’opposition, alors que nous représentons près de la moitié des Longipontains au conseil municipal. Quant aux deux membres qui représentent les intérêts locaux, l’un était signataire du comité de soutien de la liste “Unis pour Longpont”, l’autre est présidente d’une association “apolitique” qui a ouvertement soutenu la majorité juste avant l’élection. On n’est jamais mieux servi que par les siens.

PLU : un saut dans l’inconnu

Voici le texte de l’intervention sur le PLU de notre Groupe au conseil municipal du 10 avril 2014

Notre groupe ne votera pas cette délibération, car elle est dangereuse pour la commune. Le PLU voté en janvier était un compromis entre les exigences de la loi et la défense de notre cadre de vie. Vous pouviez l’appliquer de façon mesurée. Vous préférez revoir entièrement la copie : vous nous proposez un saut dans l’inconnu, vous entrainez la commune dans une spirale que vous ne maîtrisez absolument pas.

Vous feignez de l’ignorer, l’élaboration d’un PLU laisse peu de marges de manœuvre à une commune. Il est soumis à deux contraintes majeures : le respect des 25 % de logements sociaux et la densification pour préserver les espaces agricoles et naturels. Récemment adoptée, la loi ALUR (Accès au logement et à un urbanisme rénové) renforce ces contraintes. Pour répondre à la crise du logement en préservant les espaces naturels et agricoles, elle prévoit de :

– favoriser la densification des quartiers pavillonnaires et le reclassement en zones naturelles des anciennes zones à urbaniser ;

– et de lutter contre l’étalement urbain par la maîtrise de l’urbanisme commercial.

En clair, vous ne pourrez pas ouvrir d’autres zones à l’urbanisation que n’en contient l’actuel PLU, vous risquez même de devoir en rendre. Mais vous serez toujours soumis à l’obligation de construire des logements sociaux. Les 25 logements sociaux que vous retirerez chemin des Folies ou ailleurs, où les mettrez vous ?

La loi Alur instaure également le transfert automatique de la compétence PLU aux intercommunalités. Serons-nous maître de la révision du PLU ? Rien n’est moins sûr.

Parmi les objectifs du nouveau PLU, vous proposez la mise en place d’une AVAP (Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine). Dans ces commentaires sur le PLU voté en janvier, la préfecture indiquait que ce PLU était tellement protecteur du patrimoine et des espaces naturels et agricoles qu’il était inutile d’envisager une ZPPAUP, l’équivalent de l’époque de l’AVAP. Entre les sites classés, les zones protégés autour des bâtiments historiques, vous souhaitez ajouter une nouvelle contrainte. Sur quelle zone de la commune ? Pourquoi ? Nous serons très vigilants sur ce point.

Alors dans ce cadre pour le moins serré, de deux choses l’une :

– ou votre PLU sera totalement différent de celui voté en janvier, et il sera rejeté par le Préfet qui a toujours le dernier mot, comme celui de M. Scherchen qui avait été approuvé par le conseil municipal ;

– ou, il ressemblera comme deux gouttes d’eau au PLU actuel et vous aurez gâché de l’énergie, de l’argent et surtout du temps. Et le temps c’est important

Car en engageant cette procédure, vous cherchez, je cite la délibération, “à sursoir à statuer pour une durée de deux ans sur les demandes d’autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l’exécution du futur PLU”. En clair, vous cherchez à geler tous les projets.

Dès lors, comment allez-vous respecter l’engagement fixé par le Préfet de construire 122 logements sociaux dans les trois ans qui viennent (le double du précédent engagement) ? Par petites unités réparties dans les quartiers ? Cela suppose de préempter toutes les ventes privées sur la commune ou d’exproprier. Vous imaginez que vous allez négocier avec le Préfet. Mais vous rêvez, la situation du logement est telle en Ile-de-France qu’il n’y a rien à négocier. Nous sommes bien placés pour le savoir.

La vérité, c’est que vous ne tiendrez pas l’engagement triennal. La commune perdra son droit de préemption. La loi ALUR renforce l’exercice du droit de préemption par le préfet, dans les communes qui affichent un retard par rapport à leurs obligations de construction de logements sociaux. Malgré l’avis défavorable d’une commune, le préfet peut désormais préempter tout type d’immeubles, quel que soit leur régime de propriété, dès lors qu’ils sont affectés au logement.

En prime, notre pénalité sera multipliée par 5. Alors que nous avons respecté l’engagement triennal, la pénalité payée par Longpont s’élève à 75 000 euros. Je vous laisse imaginer le montant si nous ne respectons pas l’engagement triennal. Là encore, il n’y a rien à négocier, c’est un calcul mathématique. D’autant que des consignes ont été données pour que les préfets fassent preuve d’une grande fermeté, comme en témoigne cet article de l’Association des Maires de France d’avant hier.

Au-delà des amendes, le temps perdu à réviser le PLU, c’est aussi du temps perdu pour tous ceux qui attendent un logement, pour nos jeunes, nos aînés ou ceux qu’un accident de la vie a jeté au bas de l’échelle sociale. Merci pour eux.

Conseil municipal du 10 avril : vers une révision du PLU irresponsable

Un point essentiel à l’ordre du jour du conseil municipal du jeudi 10 avril : autorisation donnée à Monsieur le maire de lancer la procédure de révision du PLU (Plan Local d’Urbanisme). La nouvelle majorité entraîne la commune dans une spirale infernale. Les marges de manœuvre sont si étroites que, réviser le PLU, c’est perdre du temps et de l’argent (le coût du cabinet d’urbanisme). La municipalité sera incapable de respecter l’obligation de construire 122 logements sociaux en trois ans. L’amende explosera et la ville perdra le droit de préemption au profit de la Préfecture. Tout cela, pour au final aboutir à un nouveau PLU quasi semblable à celui voté en janvier, ou si différent qu’il sera rejeté par le Préfet. Une politique irresponsable.

La séance du conseil municipal est publique : venez nombreux !

Révision du PLU : les Longipontains paieront

Dans un article du Parisien daté du 31 mars, le nouveau maire de Longpont annonce la convocation d’un conseil municipal le 10 avril pour réviser le PLU (Plan Local d’Urbanisme) afin de « suspendre les projets d’urbanisme à outrance ».

Dans le même temps, monsieur le maire a trouvé sur son bureau la lettre du Préfet qui lui impose la construction de 122 logements sociaux pour les trois ans à venir (contre 60 auparavant). Pas sûr que ce soit en révisant le PLU qu’on y arrive. Les Longipontains doivent s’attendre à de fortes pénalités qu’ils paieront par leurs impôts.

Terres agricoles : un enjeu majeur

Aujourd’hui, l’espace agricole représente moins de 50 % de la superficie de l’Ile-de-France. La faute à l’urbanisation et au développement économique qui grignotent chaque année 1 900 ha.

À Longpont, la municipalité mène une politique de reprise agricole avec des partenaires comme l’AEV (Agence des Espaces Verts). Par exemple, c’est avec l’AEV que l’AMAP des Douvières a pu voir le jour. Ci-joint un article du Parisien du 18 février qui montre comment 2,5 ha supplémentaires ont pu être récupérés pour du maraîchage bio.

article terres agricoles

PLU : Avis favorable du commissaire enquêteur

EntreeVille01Le commissaire enquêteur a rendu un avis favorable au projet de PLU voté le 4 juillet dernier. Sur l’information et la concertation, le commissaire relève que « le public a eu tous les éléments nécessaires pour une bonne information de l’enquête et du contenu du dossier », soulignant « la clarté et la qualité de la plaquette diffusée largement à la population entre les mois d’août et d’octobre 2013 ». Il remarque que « bien que de nombreuses observations portent sur l’insuffisance, voire le manque de concertation, j’estime que celle-ci s’est déroulée bien au-delà des prescriptions réglementaires ».

Sur les logements sociaux, le commissaire enquêteur indique : « En ce qui concerne le nombre et le délai de réalisation de ces logements sociaux, le projet de PLU permet de rattraper en nombre le retard avec un délai qui pour le moins n’est pas trop rapide ». Ceux qui agitent les peurs autour d’un prétendu bétonnage de la commune en sont pour leurs frais.

« Pour les les problèmes de circulation, la meilleure solution consiste en une meilleure utilisation des circulations douces et des transports en commun, écrit le commissaire. Comme le montrent ses réponses aux observations, la commune porte toute son attention à ces problèmes ainsi qu’à l’amélioration du réseau routier en liaison avec la CAVO et le Conseil Général. »

Retrouvez l’intégralité de l’enquête sur le site de la mairie

Concertation

PlaceHabitantsDepuis le début du mandat, l’équipe municipale place la concertation au cœur de son processus de décision. Témoin, la réforme des rythmes scolaires. Cette réforme va profondément modifier l’accueil périscolaire, avec des conséquences budgétaires pour la commune. Le 21 janvier dernier, s’est réunie la commission Enfance Jeunesse, élargie aux représentants des parents et aux directeurs d’école. Les arguments pertinents échangés à cette occasion ont conduit à proposer au conseil municipal l’application de la réforme à la rentrée 2014, plutôt qu’en 2013.

Ce délai laisse plus de temps pour réfléchir ensemble à la mise en œuvre cette réforme. La municipalité souhaite que ce temps périscolaire supplémentaire soit l’occasion de proposer aux enfants une ouverture culturelle, sportive, musicale… en associant les services de la mairie : éducation, culture, médiathèque, École municipale de musique, services techniques…

De concertation, il en est également question pour la construction de l’école élémentaire et des accueils de loisirs à Jean Ferrat. Là encore, les commissions Travaux et Enfance/Jeunesse élargies aux parents d’élèves, aux directeurs d’école, aux professionnels du périscolaire, qui se sont réunies le 10 janvier 2013, se sont révélées très constructives quant à la définition du programme.

De concertation, il en est enfin question sur le PLU (Plan local d’urbanisme). La réunion publique du 19 janvier 2013 a rassemblé plus de 100 personnes. Un registre est toujours disponible à la mairie pour recueillir vos avis. Ces derniers seront examinés par le comité de pilotage qui rassemble des représentants de la majorité et de l’opposition municipales qui ont élaboré ensemble le projet.

Responsables

Oui, il est irresponsable de prétendre contourner la loi Duflot qui porte à 25 % la proportion de logements sociaux dans les communes. Si ce n’est pas la commune qui l’applique, c’est l’État qui s’en chargera sans état d’âme, ni concertation, ni procédure amiable, où bon lui semblera, en préemptant les biens à un prix inférieur à celui du marché. L’équipe municipale propose de maîtriser notre destin, avec un projet de PLU qui respecte la loi.

Oui, il est irresponsable d’agiter les peurs au sujet des habitants des logements sociaux au moment où nous vivons la plus grave crise économique depuis celle de 1929. La municipalité propose simplement de construire des logements sociaux dans notre région dévastée par la crise du logement qui fait flamber les prix à la location comme à la vente.

Oui il est irresponsable d’affirmer que le projet de PLU va « bétonner” la commune, alors que ce projet prévoit 55 % d’espaces agricoles ou naturels : un équilibre parfait entre habitat et espaces verts. La politique municipale en faveur des AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) en témoigne : 2 AMAP dans une commune de 6 700 habitants, c’est tout à fait exceptionnel.

Oui, il est irresponsable de rejeter l’urbanisation des Folies (prévue dès 1999), quand on connaît la menace de constructions illégales qui pèse sur cette partie de la commune. Avec l’école Jean Ferrat, la commune dispose de l’équipement public qui lui manquait pour pouvoir accueillir de nouveaux habitants dans de bonnes conditions.

Bien sûr, certains peuvent penser qu’ils auraient mieux fait s’ils avaient eu en charge la gestion de la commune. C’est leur droit, mais ce qui est sûr c’est que l’équipe municipale a toujours su prendre ses responsabilités dans le respect de l’intérêt des Longipontains.

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